Inauguration Tombes de cimetière de DAUSSES
Le 14 octobre 2023, à 11 h, au cimetière de Dausse c’est déroulé la cérémonie d’hommage pour
deux soldats « Mort pour la France », cérémonie organisée par le Comité cantonal du SOUVENIR
FRANÇAIS de Penne d’Agenais et l’AMMAC du FUMÉLOIS.
Les familles étaient présentent.
Des arrière-arrières… petits neuves pour Joseph ALLIS (ou ALLIX) ; une sœur et un frère et leur
famille pour Jean-Henri SOULAGNET.
Joseph ALLIS est né à Dausse, le 25 novembre 1892 au lieu-dit Roumec.
Il était le fils de Jacques ALLIS, cultivateur, décédé en 1911, et de Marie DELZOLIÉS, décédée en 1892.
Joseph ALLIS était cultivateur lors de la déclaration de la guerre en 1918.
Soldat au 9° Régiment d’Infanterie, classe 1912, immatriculé sous le n° 1086 au recrutement de Marmande, il a participé à la campagne contre l’Allemagne du 2 août 1914 au 20 juillet 1918. Il a été blessé le 28 août 1914 d’un « TO » à la tête et à la cuisse à Raucourt (Meurthe-et-Moselle). Il est « Mort pour la France », tué à l’ennemi à Neuilly-Saint-Front (Aisne - Picardie) le 21 juillet 1918.
Il avait 25 ans. Ces actes de bravoures lui valurent une citation à l’ordre de l’Infanterie Divisionnaire (n° 146 du 23 août 1918) :
"soldat dévoué et courageux. Blessé mortellement en se portant à l’attaque d’un nid de mitrailleuses. » ce qui lui valut la Croix de guerre avec étoile de Bronze.
Il a été inhumé à Neuilly-Saint-Front.
La mairie de Dausse a reçu pour transcription son acte de décès le 7 octobre 1918. Son corps a été rapatrié et ré-inhumé dans le cimetière de Dausse le 7 juillet 1921.
Jean-Henri SOULAGNET est né à Marmande le 16 Mars 1929. Il a péri en mer le 16 Septembre
1950. Il avait 21 ans. Il parcourt une scolarité normale jusqu'en 1939;en l949,appel sous les drapeaux avec la classe 1949.
Il est incorporé au CFM de Mimizan le 18 octobre 1949 comme matelot de 3°classe, et termine sa formation en étant breveté radio électricien le 1er janvier 1950.
Il rejoint alors le port de Brest pour embarquer sur la frégate météorologique « Laplace » comme matelot électricien.
Le 15 Septembre 1950 la frégate rentre dans la baie de la Fresnaye à 800 mètres du Cap Fréhel pour se mettre à l'abri du gros temps en attendant de rejoindre le port de St Malo où
elle était conviée pour participer à l'inauguration des écluses.
La frégate est au mouillage à l'est du fort La Latte lorsque vers 0 h 15 une explosion ébranle le navire qui vient de sauter sur une mine magnétique allemande non encore neutralisée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
Bien que le Commandant ait donné l'ordre d'évacuation, 51 marins périssent dans la catastrophe sur 92 à bord, les un tués lors de l'explosion, les autres noyés ou morts d'épuisement en tentant de rejoindre la côte toute proche.
C'est le 22 septembre 1950 sur la grève de Bouillon Jullouville à 55 km du lieu
du drame que le corps du jeune militaire fut trouvé. Il a été inhumé dans le cimetière de Dausse.
Il sera cité à l'ordre de la nation (JO du 1er mars 1951) et sur son acte de décès figure la mention « Mort pour la France ».